24.01.2007
DIVISION
L’enseignement dans nos écoles est-il devenu si « médiocre » qu’il s’écroule par pans entiers ? On serait tenté de le croire en voyant le ministre de l’Education s’attaquer désormais aux fondamentaux des mathématiques après avoir réformé la méthode d’apprentissage de la lecture et l’étude de la grammaire. Gilles de Robien estime en effet que l’exercice du calcul mental est une nécessité absolue dès le plus jeune âge et que la maîtrise des quatre opérations est du même ordre. Sous-entendu, nos enfants ne savent plus compter tout comme ils ne savent plus lire à leur entrée en sixième.
Bien sûr, il ne faut pas généraliser. Mais le ministre s’appuie tout autant sur une réflexion argumentée de l’Académie des Sciences que sur d’autres études très complètes, mais plus anonymes par peur sans doute des syndicats. Enfin, cette décision n’est pas vraiment une surprise puisque Gilles de Robien avait déclaré le 4 septembre dernier qu’il trouvait très anormal que de nombreux enfants soient atteints de dyscalculie en sixième et soient incapables de poser une division.
Depuis hier, un groupe d’experts travaille donc à l’élaboration d’un document de synthèse. Et ce document se traduira, début mars, par une circulaire ministérielle qui viendra préciser l’ampleur de cette réforme. Et pas question d’y couper ou de s’y « soustraire » car « elle viendra s’imposer à tous les enseignants ».
Pour une fois, un ministre aurait donc le courage de s’attaquer aux vrais problèmes sans céder au concert des lamentations. C’est tellement stupéfiant que l’on a encore du mal à le croire et que l’on y croira vraiment que lorsque l’on entendra nos enfants réciter d’un ton lancinant « deux fois deux quatre » etc…
Adieu donc calculette facile et retour obligatoire aux tables de multiplication. Mais pour une bonne nouvelle, c’est une bonne nouvelle.
Il sera toujours temps, après les élections, de s’attaquer à… l’histoire et à la géographie.
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