26.12.2006

FRATERNEL

medium_061226093900.mfjfj0px0_jose-ramos-horta--le-23-juin-2006---dilib.jpgIl y a quand même une certaine incohérence à souhaiter de bonnes fêtes de Noël et de fin d’année à Oussama ben Laden. Et il n’est pas sûr que ce comportement ne soit pas punissable sous nos latitudes, s’apparentant à l’apologie de crime ou à l’encouragement. Pourtant, José Ramos-Horta, Premier ministre du Timor, n’a pas hésité une seconde à franchir le pas. Mais, outre son message très « fraternel » au chef intégriste terroriste, le prix Nobel de la paix a sans doute poussé le « bouchon un peu loin » en affirmant comprendre les griefs de ben Laden. « à l’encontre de ceux responsables de siècles de souffrances aux musulmans ». Sauf qu’ Oussama ben Laden n’a rien d’un sauveur de l’islam. Il est ainsi responsable de la mort de centaines de musulmans dans ses attentats de Bali ou dans les tours jumelles.
Le prix Nobel de la paix a malheureusement oublié que ben Laden fut, l’espace d’une décennie, le meilleur allié des Etats-Unis contre l’URSS, notamment quand il mis en place avec l’aide de la CIA en 1980, des camps d’entraînement à la frontière entre le Pakistan et l’Afghanistan. Il ne se souvient plus que la haine d’Oussama ben Laden envers les Etats-Unis remonte à la guerre du Golfe et qu’elle traduit plus un état pathologique incertain qu’un raisonnement proprement spirituel.
Enfin José Ramos-Horta fait silence sur les multiples activités du milliardaire saoudien, qui lui ont fait tout autant cultiver la drogue et le pavot qu’alimenter de curieux montages offshores, pour ne retenir que sa prétendue « solidarité », son « amitié » et son amour envers les Palestiniens et souhaiter qu’il les « étende » au reste du monde.
José Ramos-Horta a certes obtenu le prix Nobel de la paix avec l’évêque Carlos Filipe Ximenes Belo. Mais ce n’est sans doute pas une raison suffisante pour en partager la « charité chrétienne » ou… l’aveuglement..

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